est la principale complication tardive. La durée du scellement tient à différents facteurs.
- La qualité de la technique opératoire
est de loin le facteur le plus important. Choisir un chirurgien: un "opérateur" qui n'a déjà fait que poser un grand nombre de prothèses de hanche, sans suivi à moyen terme, est parfois imprudent. Seuls comptent outre le nombre de cas, le recul, le taux d'échecs et leur cause. Enfin, parmi les chirurgiens, qui réduisent leur activité à la seule prothèse de hanche, sous prétexte d'hyperspécialisation (?), la majorité de ces chirurgiens, de leur propre aveu, perd de vue un grand nombre d'opéré(e)s venu(e)s de loin, et surtout les échecs ne sont dans ce cas, jamais ni revus, ni repris.
- La qualité de vos os est aussi une très importante donnée: plus votre os est solide, plus le scellement tient et plus la prothèse va durer . Notons une réserve toutefois avec le Dr Surugue: sur un os très bon, chez une personne par conséquent en règle active, l'ostéotomie intertrochantérienne est dans ce cas, une indication à discuter chaque fois que possible. L' ostéoporose est un facteur certes lié à l'âge, mais aussi au type de rhumatisme dont vous souffrez et au niveau de sédentarisation atteint au moment de l'indication opératoire, sans parler du rôle direct de l'alcool, du tabac et des tranquillisants. Comparées aux personnes qui souffrent de coxarthrose, les sujets atteints de coxite rhumatoïde ont l'os particulièrement mou.
- Votre niveau d'activité:
le déscellement peut résulter de contraintes excessives. Mais, contrairement à certains avis, le Dr Surugue pense que même si vous restiez alité(e) le reste de vos jours, la prothèse finirait sans doute par se désceller par ostéoporose, phlébite, et mouvements de cisaillement transversaux dans les interfaces. Il est toutefois préférable d'éviter certaines activités comme la course à pied ou le port de lourdes charges - mais cela n'engage que lui, puisque d'autres chirurgiens (im)posant des prothèses de genou et non des moindres sont d'un avis un peu différent. Le mot clé est ici " bon sens". (Se reporter à Activités conseillées au porteur de prothèse de hanche).
- Votre poids:
chaque kilo supplémentaire correspondrait "à la louche" à 3 kilos excédentaires dans l'interligne coxo-femoral et 10 kilos dans l'interligne rotulien.
- Le recours ou non au "ciment": en 2001, les résultats de séries dites randomisées australiennes n'ont pas démontré que la longévité des implants sans "ciment" surpasse celles des implants "cimentés". Les résultats obtenus avec les implants "non cimentés paraissent à ce jour très prometteurs dans toute les séries étudiées y compris celles du Dr Surugue (se reporter à l' Opération de la prothèse totale de hanche).
- La conception de l' implant:
les microdébris par frottement issus de la prothèse peuvent jouer un rôle dans le déscellement de l'implant: certains modèles de prothèses articulaires libèrent plus de microdébris que d'autres.