Malheureusement, même en cas de gestes chirurgicaux mineurs, le risque de complications n'est pas nul. La chirurgie de prothèse de genou donne des résultats très brillants et ses complications sont plutôt rares, compte tenu de la complexité de l'opération.
| Il me paraît honnête d'affirmer que vous avez plus de 96% de chances de passer l'épreuve de cette opération sans souffrir d'aucune complication importante. |
La complication la moins rare est la présence de caillots dans les veines des membres inférieurs. La plus grave est l'infection. La plus importante à long terme est le déscellement.
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L'infection. Le risque d'infection après prothèse totale de genou de première intention serait selon certaines publications actuellement de 0.5%. Selon John Charnley, le risque d'infection après prothèse articulaire serait bien plus important, qu'après la plupart des autres opérations, sauf si l'on prend certaines précautions. Principalement apportées par les allées et venues de corps humain dans la salle, des bactéries peuvent contaminer la plaie opératoire en cours d'intervention dans une salle d'opération traditionnelle. Comme John Charnley, le Dr Surugue a eu, dès 1980, recours à une salle d'opération équipée d'un flux laminaire - horizontal -il est vrai: des filtres particuliers dits HEPA assurait un air "propre", libre de la plupart des bactéries. Il était ainsi possible de regrouper dans une même journée opératoire plusieurs interventions avec la même équipe compétente. Quant à Charnley, il avait mis au point une combinaison "spatiale" pour le chirurgien et son équipe: tête et corps entiers sont enfermés de manière étanche avec un masque stérile sur la face. La prescription d'antibiotiques avant (au bloc), pendant et après l'opération semble contribuer aussi à réduire le taux de ces infections. Le Dr Surugue a recours au maximum de précautions, et ne laisse entrer que le minimum d'assistants nécessaires dans sa salle et n'a déploré qu'un cas d'infection après prothèse de hanche (et un seul cas après prothèse de genou à Corynebacterium Diphterium) en trente ans de pratique, comme chirurgien de prothèses articulaires.
Au cours des semaines qui suivent l'opération, le risque d'infection semble plus important si l'opéré(e) est atteint(e) d'arthrite rhumatoïde, de diabète sucré, ou prend de longue date de la cortisone ou encore a un antécédent d'infection au niveau de l'articulation opéré(e) ou présent un foyer septique même à distance (dents, vésicule, côlon, etc.) au moment de l'opération time. La prothèse articulaire pourrait se trouver infectée des années après l'opération: les bactéries circulant dans le sang à partir d'une source éloignée, telle qu'une plaie mal parée et infectée ou une cholécystite suppurée. Un banal travail dentaire serait susceptible de libérer de telles bactéries dans le sang. L'infection de la vésicule biliaire, de dents, de la prostate, des urines, etc. seraient à traiter avant le jour de l'opération par un traitement approprié. Le sujet porteur d'une prothèse articulaire, surtout s'il présente une arthrite rhumatoïde doit envisager la prise d'antibiotiques per os avant et après tout soin dentaire. (voir Suivi de votre prothèse de genou à long terme) Toute infection doit faire l'objet d'un traitement énergique en concertation immédiate avec le chirurgien, Dr Surugue.
- Le déscellement de la prothèse de l'os est la principale complication tardive. La durée du scellement tient à différents facteurs.
- La qualité de la technique opératoire
est de loin le facteur le plus important. Choisir un chirurgien, un opérateur qui n'a déjà fait que poser un grand nombre de prothèses de genou, sans suivi à moyen terme, est parfois imprudent: seuls comptent outre le nombre de cas, le recul et le taux d'échecs. Enfin, parmi les chirurgiens, qui réduisent leur activité à la seule prothèse de genou, sous prétexte d'hyperspécialisation (?), la majorité de ces chirurgiens, perd de vue un grand nombre d'opéré(e)s venu(e)s de loin et surtout les échecs ne sont dans ce cas, jamais ni revus, ni repris.
- La qualité de vos os est aussi une très importante donnée: plus votre os est solide, plus le scellement tient et plus la prothèse va durer . Notons une réserve toutefois avec le Dr Surugue: sur un os très bon, chez une personne par conséquent en règle active, l'ostéotomie jambière haute est souvent dans ce cas, une meilleure indication initiale. L' ostéoporose est un facteur certes lié à l'âge, mais aussi au type de rhumatisme dont vous souffrez et au niveau de sédentarisation atteint au moment de l'indication opératoire, sans parler du rôle direct de l'alcool, du tabac et des tranquillisants. Comparées aux personnes qui souffrent de gonarthrose, les sujets atteints d'arthrite rhumatoïde ont l'os particulièrement mou.
- Votre niveau d'activité:
le déscellement peut résulter de contraintes excessives. Mais, contrairement à certains avis (Dr Huddleson), le Dr Surugue pense que même si vous restiez alité(e) le reste de vos jours, la prothèse finirait sans doute par se désceller par ostéoporose, phlébite, et mouvements de cisaillement transversaux dans les interfaces. Le Dr Surugue pense toutefois, qu'il est préférable d'éviter certaines activités comme la course à pied ou le port de lourdes charges - mais cela n'engage que lui, puisque d'autres chirurgiens (im)posant des prothèses de genou et non des moindres sont d'un avis un peu différent. Le mot clé est ici " bon sens". (Se reporter à Activités conseillées au porteur de prothèse de genou).
- Votre poids:
chaque kilo supplémentaire correspondrait "à la louche" à 3 kilos excédentaires dans l'interligne fémoro-tibial et 10 kilos dans l'interligne rotulien.
- La conception de la prothèse Les micro-particules produites par les forces de frottement et libérées par la prothèse peuvent jouer un rôle dans son déscellement. Certains modèles produisent plus de micro-débris.
- La cicatrisation de l'abord chirurgical: si les complications à type de désunion ou nécrose cutanées sont exceptionnelles dans des populations d'origine Africaine en raison de la richesse habituelle en fibres élastiques, elles peuvent exister toutefois, et en particulier, chez les "Caucasien(ne)s après prothèse de genou. L'abord opératoire en regard de la face antérieure du genou ne cicatrise pas parfois complètement. Certaines portions de la peau peuvent nécroser au cours des suites operatoires: complication majeure, fort heureusement très rare. Il faut donc prendre toutes les précautions pour les éviter et opérer avec une formation de chirurgien vasculaire, conscient de la précarité de la vascularisation chez certain(e)s opéré(e)s. En cas de nécrose de la voie d'abord, une greffe de peau est parfois indiquée, voire un lambeau de "rotation" d'un muscle du mollet pour couvrir la prothèse afin de prévenir l'infection. Ce type de complication serait plus volontiers observée en cas de membre inférieur à pannicule adipeux épais: dans un cas récent (135 kilos) qui s'est soldé par une nécrose assez limitée, le Dr Surugue ne regrette pas d'avoir tenté plutôt une ostéotomie jambière de fermeture externe, de préférence à une prothèse totale de genou...
- Les lésions nerveuses: existent, et le Dr Surugue en connaît au moins un cas chez une opérée par l'un de ses confrères. Il s'agissait du nerf le coummunément atteint dans ce cas, celui qui, distribué aux muscles Everseurs du pied et des orteils, relève les orteils (dont le gros) et le pied vers le haut et en éversion: le nerf Sciatique Poplité Externe. Les chances d'observer une telle complication sont sans doute de l'ordre de moins d' un sur mille. Dnas le cas cité, le chirurgien avait accepté des aides opératoires aussi inhabituels qu'incompétents... En cas de paralysie, le nerf récupère habituellement en 6 à 12 mois. Si une telle complication survenait, le Dr Surugue interviendrait en temps utile pour libérer le nerf, le cas échéant, (expérience personnelle sur les suites de fractures bilatérales de fémur de "seconde main", les fractures du plateau tibial interne et enseignement de son Maître le Pr. Jean Cauchoix. Il arrive très communément que l'opéré(e) signale que la peau au voisinage de l'abord opératoire paraît "endormie", résultat de lésion de petits nerfs sensitifs de voisinage traversant l'abord. La sensibilité est de retour en règle en quelques mois. Enfin, pour être complet, signalons que le risque de paralysie cubitale au niveau de la main, n'est pas nul, en particulier, si le côté opéré est un peu surélevé aboutissant si l'on n'y prend garde à une rétropulsion prolongée en abduction d'épaule d'un membre supérieur: cette complication, est possible même sous anesthésie dite locale, des membres inférieurs seuls. Le Dr Surugue, qui a opéré un grand nombre de défilés des membres, dont un nombre important de syndrome de la traversée thoraco-brachiale et de canaux cubitaux au coude, installe pour cette raison, ses opéré(e)s lui-même avant d'opérer.
- Les complications rotuliennes existent. Il arrive que la rotule ne suive pas un trajet normal et "saute" en dehors du genou au cours de la flexion. Les chances de survenue de cette complication sont bien inférieures à 1%, surtout si le chirurgien n'hésite pas à employer l'abord dit de "Keblish", libérant les rétractions externes et surtout exposant parfaitement le genou, si celui-ci est usé, déformé en X (valgum), voire en cas exceptionnel de spasticité. Il y a peu de chance que le revêtement ("bouton") rotulien s'use, puisque le Dr Surugue, de longue date n'y a recours que dans des cas particuliers. Cela imposerait une "reprise", tout comme l'impose plus volontiers la fracture de la rotule fragilisée par ce "bouton" et une rééducation négligeant l'assouplissement en douceur du Droit Antérieur de cuisse. Le Dr Surugue passe sous silence les conflits de "seconde main" qu'il a observé entre la trochlée métallique du fémur et l'embase métallique rapidement mise à nu de certaines prothèses de genou mal conçues, prothèses posées, il est vrai chez des opéré(e)s hommes plutôt trop jeunes, volontiers alcooliques et modèles de prothèses, qu'aucun chirurgien opérant à titre personnel dans le privé n'aurait intérêt à "expérimenter".
- Les lésions artérielles de jambe sont toujours possibles et potentiellement gravissimes, si le chirurgien de la prothèse du genou n'a pas de formation en chirurgie vasculaire. Le chirurgien doit donc savoir - que tout comme l'encore plus important nerf sciatique - il passe des troncs vasculaires principaux pour la jambe, immédiatement derrière l'articulation du genou. Le Dr Surugue, ayant reçu une formation de chirurgie vasculaire décente (Maraval, Vaysse, Lacombe, Andreassian, Natali, Kieffer) a été amené à plusieurs reprises au cours de sa carrière en orthopédie (Clinicat, privée) a réparer par autogreffe veineuse et/ou suture directe un certain nombre de tels "incidents" provoqués par des confrères, parfois pourtant plus jeunes, mais qui n'avaient pris le temps, indispensable, à son avis, dans cette chirurgie, de s'initier aux joies du "femorotibial by pass" de Kunlin. En cas de non restauration du flux artériel, le risque d'amputation est là, voire dans ce contexte volontiers trop "hyperspécialisé", de mort, par tergiversation, ischémie de revascularisation tardive sur garrot, hémorragie seondaire. Les chances de rompre ces troncs artériels, volontiers fragilisés par le grand âge, en particulier par un chirurgien rompu lui à la chirurgie vasculaire paraissent en pratique très faibles au yeux du Dr Surugue. Plus courante et plus sérieuse est la menace artérielle que font courir certains opérateurs, sans la moindre formation vasculaire, mais par contre focalisés sur le genou et la prothèse de genou à tout prix et qui n'hésiteront pas à poser une prothèse totale de genou chez un sujet âgé qui présent pourtant avant tout des douleurs dites de décubitus, sigant un défaut de vascularisation artérielle avancé du membre à tort opéré au genou: amputation et ou mort de ces sujets fragiles en sont la rançon, complication inacceptable dans une chirurgie habituellement essentiellement fonctionnelle.
| Les chances de rompre ces troncs artériels, volontiers fragilisés par le grand âge, en particulier par un chirurgien rompu lui à la chirurgie vasculaire paraissent en pratique très faibles au yeux du Dr Surugue, élève des Prs Michel Lacombe et Edouard Kieffer. |
- L'enraidissement du genou est une complication, rare, mais observée. Récuperer la mobilité d'un genou enraidi de longue date est parfois impossible, mais même si le genou ne dépasse pas 90 degrés de flexion avant l'opération, il est pourtant parfois possible d'obtenir mieux avec la prothèse. Par contre pour certaines raisons incomprises, certains sujets forment en excès un tissu cicatriciel dans leur genou après l'opération, avec pour conséquence une réduction d'amplitude articulaire (manque de flexion) du genou nommée par certains "arthrofibrose". Si une telle complication apparaît à certaines équipes comme largement imprévisibles, il n'en reste pas moins que les cas observés par le Dr Surugue, correspondent en fait souvent à des erreurs techniques (taille antéro-postérieure de la pièce fémorale de la prothèse, antibiothérapie prolongée pour "fièvre", kinésithérapie douloureuse, chez un(e) opéré(e) stoïque et/ou masochiste inopportune en règle) Quant aux indications de la manipulation sous anesthésie générale de manière à "briser l'excès de tissu cicatriciel", le Dr Surugue considère pour sa part qu'il s'agit en règle d'un aveu d'échec et de mauvais suivi (se reporter à Complications possibles au cours des premières semaines).
- Les fractures des os du genou sont rares, car perticuliers, en cours d'intervention de première intention, à peine un peu moins rares en cours de "reprise" de prothèse de genou. De fractures peuvent s'observer plus tard à l'occasion de chute (escaliers) ou d'accidents (rotule, tableau de bord). Une variété particulière est la fracture par sollicitation excessive volontiers sur prothsèe partielle unicompartimentale externe chez des sujets très actifs: supracondylienne et comminutive, une orthèse à charnière polycentrique du genou fait merveille. Mais le Dr Surugue est ici aux Antipodes de la fracture observée - rarement affirment-ils - par ceux qui sont des adeptes de la mobilisation sous anesthésie générale de leur prothèse pour "arthrofibrose".
- Les complications hémorragiques.
- Il arrive que la saignement se poursuive ou reprenne dans la plaie opératoire plusieurs jours après l'opération - “hématome” - dont la cause n'est pas uniquement le recours aux médicaments anticoagulants et/ou antiagrégants: leur indication souvent timide et un peu tardive ou trop prolongée (volontiers le cas avec les antivitamines K ou Sintrom*), survient dans ce cas, volontiers dans un climat de thrombose veineuse avérée ou débutante. Le caractère excessif du saignement, peut imposer exceptionnellement la reprise de la plaie opératoire au bloc opératoire sous anesthésie pour évacuer l'hématome et surtout assurer l'hémostase. Une telle indication de reprise pour hémostase de prothèse de genou - geste redoutable sur le plan de l'asepsie - reste inconnue à ce jour dans la série personnelle du Dr Surugue
- Il arrive que les médicaments anticoagulants associés ou non aux antiagrégants causent une saignement dans les urines (très rare) (ou ailleurs, très rare), mais cela est habituellement éphémère, et sauf dans le cas d'antécédents médicaux précis ou de recours au antivitamines K, sans conséquence majeure.
- Les complications de l'anesthési(st)e existent (JP Chevènement) même quand sont présents plusieurs anesthésistes, et de manière rigoureusement exceptionnelle, la mort peut compliquer l'anesthésie : un cas unique dans la longue série du Dr Surugue, chez une opéré(e) connu(e) pour des antécédents de fibrillation ventriculaire. Votre anesthésiste - le même que celui ou celle qui vous endormira - vous voit avant l'opération et répond à vos questions, le "contrat" d'accord donnant votre consentement éclairé (faux ami du mot anglais "informed consent") est, paraît-il destiné à vous avertir des risques encourus, jolie construction intellectuelle, administrativo-juridique, qui comme les "décharges" signées désormais de plus en plus souvent aux urgences témoignent d'un profond malaise dans certaines professions ou chez les plus jeunes et les moins expérimentés de plus en plus mal encadrés.
- L'allergie au métal de la prothèse est rarissime, mais connue et publiée. Les sujets qui se savent allergiques aux métaux doivent subir des tests avec des extraits des divers métaux composant la prothèse avant l'opération. Signalez-le au Dr Surugue, si vous vous croyez allergique au métal: il lui est arrivé d'en soigner deux cas seulement en 35 ans (plaques vissées diaphysaires et éruptions cutanées d'allure métallique) et les tests ne sont pas parfaitement fiables et donc uniquement prescrits en cas de suspicion d'allergie au métal. Acune allergie au composant plastique n'a été publiée. Les micro-particules de métal ou de plastique issues de l'implant peuvent être à l'origine d'une réaction du tissu ossux, mais il ne s'agit pas d'une réaction de type allergique.
- Les complications de la transfusion sanguine: le risque de transmettre le VIH à partir de sang de banque bien trié serait de l'ordre de 1 pour 250,000 unités transfusées. Le risque pourl'hépatite B, environ de 1 pour 550 unités, l'hépatite C de 1 pour 100. Nul ne sait si le risque de transmission par du sang directement prélevé est ou non inférieur à celui de la transmission par du sang de banque (voir Transfusion sanguine en cas de prothèse articulaire). Le risque de réaction allergique (éruptions) est de 1 sur 500. Une réaction allergique à un sang homologue (de donneur compatible avec vous) est possible même si le sang a été correctement "cross matché". Le risque de réaction hémolytique fatale est de 1 pour 100 000.
Tout sang recueilli pour être transfusé - le vôtre, compris - est examiné par la banque de sang pour dépister les virus des hépatites B et C, l'HTLV, non rare au Japon et ici, aux Antilles, et le VIH.
- L'embolie graisseuse symptômatique est, dieu merci, redevenue - avec l'abandon des prothèses à charnière à très longues tiges diaphysaires cimentées - une complication en règle infra-clinique. A partir de la moelle osseuse, du tissu graisseux liquide passe dans la circulation, bien objectivé par l'échocardiographie trans-oesophagienne en per-opératoire, mais ne donnant qu'exceptionnellement des signes pulmonaires (hypoxémie) ou neurologiques (confusion).
- Une sensation d'anesthésie de la peau au voisinage de la cicatrice de l'opération est banale et constante et disparaît peu à peu complètement en règle. L'application de serviettes chaudes implique un risque de brûlures réelles. permanent.
- D'autres complications mineures rares sont encore décrites. Gardons toutefois à l'esprit que les chances d'observer une complication importante sont très faibles.