La prothèse totale de genou, excellente solution quand le genou est complètement abîmé, ne doit en rien devenir ou constituer une panacée pour toute affection rhumatismale du genou.
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La prothèse uni-condylo-glénoïdienne: les surfaces articulaires entre fémur et tibia sont compartimentées, avec deux compartiments condylo-glénoïdiens de part et d'autre de l'échancrure intercondylienne livrant passage au jeu des ligaments croisés. C'est presque la règle, - en matière d'arthrose tout au moins -, que l'un des deux compartiments, l'interne en moyenne plus de 10 fois plus souvant que l'externe, soit gravement usé tandis que l'autre se présente comme normal, voire en décharge, comme l'atteste un os sous-jacent sur une hauteur certaine, raréfié. Dans ce cas et pour peu que les ligaments croisés aient parfaitement tenu et que la médiocrité de l'état général ne laisse espérer aucune reconstruction du compartiment très usé après réalignement par ostéotomie, il peut se trouver indiqué de de remplacer que le "mauvais" compartiment: “unicompartmental knee replacement” ou “uni”. Les avantages de l'uni sont connues et appréciées chez les opéré(e)s du Dr Surugue: amplitude articulaire meilleure en moyenne qu'après prothèse totale - ce ne sont pas les mêmes indications -, récupération plus rapide et restrictions d'activités à long terme moins strictes. L'inconvénient serait que le compartiment opposé conservé est susceptible de se détériorer et pourrait alors imposer la totalisation de la prothèse de toute manière. Enfin, il est des échecs précoces dans les 3 ou 4 ans, voire même plsu précoces, qui suivent la première opération, échecs qualifiés d'imprévisibles par certains chirurgiens. La prothèse de genou "uni" semble également avoir été mieux acceptée aussi bien par les chirurgiens, que les opéré(e)s en Europe, qu'aux USA.
Pour une série de 24 opérés, c'est bien aux USA, que l'on publie les résultats de la prothèse totale pour arthrose rotulienne avancée, mais isolée, avec un recul moyen de 5 ans
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Le Dr Surugue, au prix d'indications très sélectives, indications "coincées" entre les indications communes de la prothèse totale et les indications encore bien plus communes de l'ostéotomie jambière haute, considère que l'"uni" conserve quelques très bonnes indications: elles sont incontournables.
- La chirurgie sous arthroscopie: le Dr Surugue voit de "seconde main" et déçus, des cas de rhumatismes légers ou modérés du genou après "nettoyage" ou "rinçage" arthroscopique, ou non, gestes faits dans d'autres établissements ou d'autres services et non des moindres (publicité dans Paris-Match). Si bénéfice, il y a eu, il n'a été habituellement que très temporaire, éphèmère. Dans le meilleur des cas, l'arthroscopie très discutable et discutée, ne pourrait différer la date d'une opération plus crédible que d'un an ou deux.
- La synovectomie: Entre les mains du Dr Surugue, ce geste s'est avéré grandement bénéfique à certains cas sélectionnés d'arthrite rhumatoïde. La synoviale, doublure interne du genou est ôtée: plutôt que de recourir à l'arthroscopie, une arthrotomie par le même abord que pour une prothèse de genou, permet un geste très satisfaisant aux suites simples. Le Dr Surugue n'a pas à ce jour observé de repousse de la synoviale et de rechute de l'arthrite au genou après synovectomie.
- L'ostéotomie: ce geste constitue une excellente méthode pour traiter l'arthrose du genou. Les os de jambe à leur partie haute, plutôt que le fémur sont partiellement sectionnés sur une partie seulement de leur circonférence, afin de modifier le plus souvent seulement dans le plan coronal ou frontal, les axes du membre inférieur. La majorité des sujets dont l'arthrose du genou est tant soit peu évoluée, présente une déformation soit en jambe arqué ("genu varum") soit en jambe en X ("genu valgum"). La déformation autoaggrave le rhumatisme. Après correction de la déformation (valgisation sur jambe arquée, mais dévalgisation sur jambe en X), les axes sont dits corrigés par ces "ostéotomies jambières" et le sujet opéré, si l'indication est bonne, la technique opératoire et le suivi irréprochables se sent non pas seulement amélioré, mais habituellement guéri, comme en atteste après quelques semaines aussi l'évolution radiologique avec restauration complète d'interlignes parfois initialement très usés. L'ostéotomie jambière ne doit donc pas être réservée uniquement au sujet jeune, à arthrose débutante ou peu évolué et jambe arquée, dont l'amplitude articulaire est normale. Sous réserve de bonnes indications (sujet actif et en bon état général), le soulagement des douleurs est excellent et les résultats aussi fiables que ceux de la chirurgie prothétique du genou. Il est, de même faux de laisser entendre que même ceux qui ont un excellent résultat, peuvent se préparer à avoir à subir une opération de prothèse de genou à un moment donné, dans l'avenir.
- L'arthrodèse du genou ("Knee Fusion"): le fémur au cours de cette opération est préparé ainsi que le tibia de manière à obtenir leur "fusion". Il en résulte un enraidissement complet et définitif en extension complète du genou. Même chez un sujet très jeune (14 ans), en cas de lésion étendue d'un condyle fémoral et de l'appareil extenseur (plaie par arme à feu), le geste d'arthrodèse a été repoussé au profit de la prothèse totale de genou, qui dans ce cas n'a pu assurer que 70 degrés de flexion. On ne peut même plus comme pour une hanche, conseiller l'arthrodèse au genou, chez un sujet jeune travailleur de force, tant il est gênant d'avoir un genou qui ne plie pas dans la vie moderne. L'entrée et la sortie d'espaces confinés est difficile, comme les voyages en avion, l'assistance à des spectacles ou la conduite automobile. Quant à l'arthrodèse, comme solution de "reprise" d'échec de prothèse de genou, il faut imaginer, lors de la première opération, son éventualité très sérieusement. Mais, question importante: quel est le bon candidat type à la prothèse totale de genou ? Il présente une atteinte souvent bilatérale et sévère des deux genoux, atteinte sévère non rare associée des hanches et atteinte du dos (Junghans): il ne pourrait que très difficilement se remettre d'une arthrodèse ou "fusion" de l'un de ses genoux dans ce contexte.