Si les complications à type de désunion ou nécrose cutanées sont exceptionnelles dans des populations d'origine Africaine en raison de la richesse habituelle en fibres élastiques, elles peuvent exister toutefois, et en particulier, chez les "Caucasien(ne)s après prothèse de genou. L'abord opératoire en regard de la face antérieure du genou ne cicatrise pas parfois complètement. Certaines portions de la peau peuvent nécroser au cours des suites operatoires: complication majeure, fort heureusement très rare. Il faut donc prendre toutes les précautions pour les éviter et opérer avec une formation de chirurgien vasculaire, conscient de la précarité de la vascularisation chez certain(e)s opéré(e)s. En cas de nécrose de la voie d'abord, une greffe de peau est parfois indiquée, voire un lambeau de "rotation" d'un muscle du mollet pour couvrir la prothèse afin de prévenir l'infection. Ce type de complication serait plus volontiers observée en cas de membre inférieur à pannicule adipeux épais: dans un cas récent (135 kilos) qui s'est soldé par une nécrose assez limitée, le Dr Surugue ne regrette pas d'avoir tenté plutôt une ostéotomie jambière de fermeture externe, de préférence à une prothèse totale de genou...