La mise au repos du membre confortablement soutenu en attelle 48 heures nous paraît essentielle, couplée à certains exercices immédiats actifs, isométriques.
Le Dr Surugue n'est pas persuadé que le matériel connu aux USA sous le nom de PCA Unit (Patient Controlled Analgesia) ne représente pas, en fait, que l'un de ces (dangereux) gadgets, dont les médias paraissent de plus en plus friands.
- Il s'agit d'un matériel informatisé solidaire de la perfusion.
- Grâce à lui, vous seriez en mesure de vous administrer à la demande de petites doses d'opiacés par simple pression sur un bouton à l'extrêmité d'un fil électrique.
- La machine serait programmée de telle sorte que vous ne puissiez pas dépasser une dose dangereuse.
- Ce qui semble a priori un avantage au yeux de certains administratifs et/ou commerciaux - téléspectateurs endoctrinables - est en pratique un inconvénient majeur: l'opéré(e) se trouve privé(e) de l'infirmière qui non seulement était là pour lui administrer les antalgiques, mais aussi alors à (re)positionner le membre opéré, voire pour certains chirurgiens, glacer le genou....
- Seul, le caractère progressif de l'administration vous permettrait de vous sentir moins étourdi qu'avec des injections toutes les trois heures.
- Le principal inconvénient de cette "PCA Unit" serait d'être un embarras qui s'oppose à votre mobilisation active précoce.
- Il est étonnant de constater que dans certains services, la machine est en place plusieurs jours...
- En l'absence de "PCA Unit", des injections sous-cutanées d'opiacés à la demande, sont prescrites, toutes les 3-4 heures.
- Bien souvent, une prescription de paracétamol est largement suffisante.
- Nous n'aimons pas, en post-opératoire, les AINS (Profenid*), qui majorent le risque de fasciite nécrosante.
| Bien entouré(e)s, la majorité des opéré(e)s seront surpris du caractère supportable de la douleur post-opératoire, surtout comparée à la douleur qui a motivé l'opération. |