L'expérience du Dr Surugue, en Basse Terre ("morneuse") depuis 20 ans, confirme grandement des études "récentes" qui suggèrent que les gens qui sont atteints de rhumatismes des genoux se "porte(raie)nt" sans doute mieux (ou moins mal..) s'ils se forc(ai)ent à rester aussi actifs que possible, même au prix de douleurs en cours d'effort physique: un exemple est le cas de ces éleveurs de montagnes, qui ne consultent pour la chirurgie, qu'à plus de 75 ans, et alors, au stade d'instabilité par usure majeure... Il est curieux (et sans doute navrant) que les genoux de ces sujets aient pu être qualifiés par certain éminent Collègue Parisien du Dr Surugue, et notable anglophone de la chirurgie prothétique du genou, de "genoux de gorilles"... Ces personnes se sont avérées au fil des ans en fait, courageuses et lucides, aux yeux du Dr Surugue qui les a prises en charge, finalement en temps opportun, pour la plupart.
Avant l'effort physique, il peut effectivement s'avérer judicieux de prendre des antalgiques à la demande. Il n'existe aucune preuve du fait que de rester actif puisse être une cause de détérioration rapide d'un genou rhumatisant. Rester actif est important pour votre état général et psychique. En particulier, l'exercice régulier est sans doute très favorable en cas d'hypertension artérielle, qui tout au moins dans la série personnelle du Dr Surugue est très constamment associée à l'arthrose du compartiment interne du genou. L'activité conserve de bons muscles et c'est là sans doute la raison pour laquelle la convalescence des hommes parait nettement plus rapide - tout au moins dans la longue série personnelle du Dr Surugue, où les hommes sont d'ailleurs franchement minoritaires. Quoiqu'il en soit, le sujet rhumatisant lui-même reste le meilleur juge du niveau d'activité souhaitable pour lui, son genou, et ses muscles (myocarde compris). Le degré d'amyotrophie est un bon témoin objectif du degré de la gène au niveau du plus mauvais genou. Il faut donc rester aussi actif que possible (ou que la douleur le permet), jusqu'à la prise de décision de l'opération. John Insall, parlant des résultats de l'ostéotomie jambière haute en cas de gonarthrose avait dit cette phrase très juste, à tout le moins, aux yeux du Dr Surugue: "une personne active avant, le redevient après". L'opération va donc soulager ce premier genou, et elle doit sans doute permettre une épargne certaine au niveau du dos, mais, le sujet reprenant ou redoublant d'activité, verra l'opération du deuxième genou, non pas retardée, mais sans doute en règle rapprochée, lui évitant sans doute par ailleurs, obésité, dépression et hypertension plus difficiles à maîtriser.
La marche sur tapis roulant ou le jogging (petit trot sur sol souvent trop dur) sont sources habituelles d'aggravation de la gène au niveau du genou. La meilleure manière de conserver la forme physique serait la nage. L'eau - et plus particulièrement en Guadeloupe (mer, thermale, torrents, etc.) soulage les contraintes sur votre genou si vous "marchez" par exemple, là où on a pied à Dolé, aux Bains Jaunes, Sainte Anne, Rivière Sens, voire à Ravine Chaudes (payant !). La nage en progressant avec les seules cuisses, genoux fléchis, fait appel à tous les muscles du corps, tout en assouplissant vos Droits Antérieurs. Le Dr. Surugue peut vous prescrire une "balnéothérapie", voire un "thalassothérapie" si un établissement est proche de chez vous en Guadeloupe. Le vélo (d'appartement ou en plein air, mobile), bien toléré est devenu, ici aussi, très à la mode, mais il ne contribue en rien à l'assouplissement de certains muscles (Droit Antérieur de cuisse, etc.). Cet assouplissement est important pour soulager un genou rhumatisant. Si vous n'avez pas accès à un vélo d'exercice ou à une piscine encadrée et payante, alors marchez autant que vous le pouvez sur terrain meuble et mieux encore nagez des cuisses en mer Caraïbe au calme et à l'ombre.