Doit-on limiter ses activités ?
- Avec un genou rhumatisant, plus important est l'effort de marche et plus grande est la probabilité de voir apparaître la douleur.
- A la longue, course à pied, tennis, golf et même marcher en terrain tant soit peu accidenté peuvent devenir impossibles.
- Maîtriser la douleur est longtemps possible en réduisant, voire supprimant les activités qui semblent aggraver l'état du genou.
- Chaque fois que possible, certains conseillent volontiers de prendre l'ascenseur - ou l'escalier mécanique - de préférence aux escaliers, et de limiter les longues marches et les pentes qui déclenchent une douleur prolongée.
Toutefois, “épargner l'articulation ” au prix d'une complète sédentarisation ne ralentit sans doute en rien l'évolution du rhumatisme chez un individu.
- Il est donc conseillé de demeurer aussi actif que vos douleurs le permettent dans le confort.
- Les sujets qui se forcent à rester actifs ont un meilleur résultat à long terme que ceux qui se "dorlotent": c'est bien la leçon donnée par ces éleveurs de la Côte Sous-le-Vent en Basse-Terre montagneuse ("morneuse").
- Le Dr Surugue les suit depuis près de 20 ans, et a vu son expérience confirmée dans une étude des Annals of Internal Medicine, en 1992, puis bien d'autres depuis.
- La sédentarisation complète s'accompagnerait de déminéralisation du squelette par perte de la masse musculaire.
- Aussi bien en cas de diabète, que d'hypertension artérielle, cette dernière (très) souvent associée à la gonarthrose, cette fonte musculaire striée, rend le contrôle de ces deux affections, plus difficile.
- Toutefois, si vous pensez que cela peut vous rendre service, demandez au Dr Surugue, un certificat en vue d'obtenir une carte d'autorisation de parking pour handicapé ou une carte pour éviter l'attente à certains guichets (Poste, Sécurité Sociale, etc.)
La canne - nommée, ici, le "bâton" - est connue depuis bien avant l'Ancien Testament pour soulager de manière efficace les douleurs de l'arthrose du genou - ou sans doute de manière plus précise, pour compenser l'instabilité du genou en rapport avec une usure des plus évoluées - chez ces lointains ancêtres courageux.
De nos jours et dans certaines contrées, il est de bon ton de mettre le rejet de la canne sur le compte de la coquetterie ou de données culturelles ! Deux points pratiques:
- La canne est tenue dans la main opposée - oui, dans la main opposée - au côté où siège le problème de genou et:
- La hauteur de la canne doit être parfaitement ajustée. Tout fournisseur de matériel médical (AMC, Mediga, etc.) se doit d'ajuster cette longueur. Les médecins de médecine physique et les kinésithérapeutes travaillant en partenariat avec le Dr Surugue se doivent aussi de régler, le cas échéant, ce problème pour vous.
Une réduction de poids serait certainement susceptible d'améliorer la gène douloureuse dans le genou.
- Mais en dehors du fait que cette réduction est difficile à obtenir dans ce contexte, la seule réduction de poids a peu de chances de soulager complètement et surtout à moyen terme.
- L'obésité rend certes l'opération sur le genou et surtout ses suites plus délicates.
- Les complications seraient plus fréquentes en cas d'excès pondéral.
- Le Dr. Surugue sait combien il peut être difficile de perdre du poids, une fois que l'on est devenu très peu actif et anxieux à cause des douleurs et de l'instabilité d'un genou.
- Il vous faut faire du mieux que vous pouvez.
- Exceptionnellement, en cas d'obésité morbide (135 kilos, 76 ans) avec destruction avancée du compartiment interne et très grand varus, l'ostéotomie jambière haute avec appui complet à 48 heures a pu permettre au Dr Surugue d'observer par reprise d'activité de son opéré(e)s très coopérante une réduction pondérale à 118 kilos en deux mois.
- La prothèse de genou chez des sujets très lourds n'est pas sans poser de problèmes comme on le voit surtout en cas de perte de substance importante du plateau tibial interne...
L'injection de sels d'or et le méthotrexate sont parfois prescrits dans l'arthrite rhumatoïde.
- Ce traitement complexe - ainsi que d'autres traitements "anti-rhumatismaux vrais" -
- est en 2004, habituellement pris en charge par le rhumatologue, s'il en a une bonne expérience.
L'infiltration (péri-)articulaire de cortisone, peut avoir une action réelle en cas de rhumatisme peu évolué ou peu sévère, d'autant que l'injection est intra-articulaire.
- En cas de réponse positive et de durée appréciable, l'infiltration doit être espacée de 2 à 3 mois.
- La quantité injectée serait réduite et les effets indésirables rares et minimes.
- Plus le rhumatisme est évolué et moins la cortisone est efficace sur les douleurs et la gène.
- Le Dr Surugue a opéré des genoux de personnes solides âgées de 86 ans dans lesquels 60 infiltrations au minimum avaient été faires, les dernières ne permettent plus que d'assister au mariage puis au baptême - des arrière-petits-enfants - tant la durée d'action s'était réduite sur des genoux profondément éburnés et luxés en varus.
- Le Dr Surugue, plus sérieusement, a également mis à plat largement (Salter 1914) des arthrites à pyocyaniques après infiltration de cortisone intra-articulaire dans des genoux varus très usés.
- Précédant une prothèse de hanche bilatérale, une correction par ostéotomie de soustraction externe jambière haute a permis dans au moins un cas d'éviter - ce qui doit être la règle, chez le grand rhumatisant - l'arthrodèse: il faut pour cela une mise à plat large du genou inoculé par l'infiltration cortisoné et des postures précoces bien supervisées par le chirurgien...
Les genouillères n'ont en général pas fait la preuve de leur intérêt en matière de rhumatisme du genou.
- Dans certains cas, une genouillère appropriée
- ou une semelle orthopédique à coin judicieusement placé serait d'un intérêt réel.
Un bandage Velpeau en spica
- prenant bas l'anneau du Soléaire et les Jumeaux, laissant libre la rotule, mais maintenant haut le cul-de-sac quadricipital
- contribuerait à maîtriser l'épanchement articulaire,
- sans parler de l'aspect de soutien psychologique, si un tel bandage est correctement renouvelé pour en maintenir la tension.
Médicaments dits "anti-inflammatoires non stéroïdiens" ou A.I.N.S.