Pourtant
ne fait pas beaucoup mieux que ses prédécesseurs:
première ère de prospérité chirurgicale prenant fin à Waterloo.
Coup de fouet à la chirurgie, qui pourtant n'a pas connu de marasme, première grande époque de la chirurgie articulaire expérimentale avec le pionnier Ollier à Lyon: il n'y sera donnée aucune véritable suite ni à l'échelon régional, ni national
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| 1948-1974: "TRENTE GLORIEUSES", VIETNAM AU QUOTIDIEN SUR LES ROUTES |
Boom démographique, avant-coureur du papy-boom. Premier transistor et premiers ordinateurs. Saphène crurale et Dacron, substituts artériels. Abandon rapide des homogreffes aortiques. Centenaire d'Halsted aux USA. Polyéthylène et substitut cotyloïdien en Angleterre. Premier succès de réparation d'une rupture traumatique de l'isthme aortique. Formidable volonté de reconstruction partout. Greffe du coeur au Cap. Disparition rapide des premiers vrais opérateurs restaurateurs pionniers, virtuoses, "tués" par l'anesthésie et pourtant jusqu'à la crise pétrolière, le chirurgien d'âge mûr plane encore sur un petit nuage. Vingt ans de marasme, pur et dur, pour les jeunes chirurgiens coïncidant avec le socialisme, l'arrivée de la gauche au "pouvoir" et la maîtrise "comptable" des soins,
| 1994-2020 ? LE TOUT NUMERIQUE: AVEC OU SANS FRACTURE ? |
L'avènement des "nouvelles technologies de l'information" tentent de doper l'activité chirurgicale, considérée depuis des années, par les chirurgiens eux-mêmes, comme en soins palliatifs "terminaux".
Dopage dans la durée, sinon dans la qualité.
Micro-incisions pour télé-micro-opérateurs de Paris, sur télé-cobaye à New York ? Micro-interventions très robotisables, sans besoin ni d'autotransfusion ni d'EPO ? Robot pour restaurer le croisé antérieur à Avignon ? On y danse tout en rond !
Chirurgie orthopédique, enfin, le choix: chirurgie de la communication ou chirurgie de la consommation ?
Chirurgie de la communication ? En 2001, le Dr Surugue n'a pas recensé, en dépit des "moteurs" Excite, Yahoo et Lycos, plus de 50 sites web traitant de la prothèse de genou, dans le monde. Surtout, plus de la moitié de ces sites ne sont pas de "bonne foi" et plus d'un quart fournissent des renseignements inexacts .
Chirurgie de la consommation ? A peine, UN site traitant de la prothèse de genou, sur QUATRE, fournit une bibliographie à jour, et ses auteurs, un curriculum universitaire et chirurgical, convaincant.
AUCUN en langue française !
En regard de cette "offre" débutante, un peu faisandée, sur 100 candidats potentiels à une prothèse de genou, près de 1 candidat (cultivé ?) sur 7 se branche sur Internet pour se renseigner sur son "rhumatisme" et/ou l'opération.
Fracture "numérique" ou non, c'est à la fois trop peu, mais déjà très important.
Ces données chiffrées font qu'"il est de la responsabilité des chirurgiens orthopédistes de diriger les rhumatisants candidats à la chirurgie vers des sites rédigés de "bonne foi avec objectivité" et fournissant des renseignements exacts et aussi précis que possible".
Tel fut bien, dès septembre 2001, l'objectif du présent site.