Si votre gène est avant tout en rapport avec votre hanche rhumatisant, si vous avez confiance dans votre chirurgien qui vous assure que êtes assez solide pour subir cette opération, à quel moment, l'opération doit-elle avoir lieu, pour remplacer votre hanche très usée ?
En dehors de la possibilité de chutes, le rhumatisme de l'articulation de hanche ne met pas en jeu votre vie à court terme: on dit que la chirurgie est "programmée" ou "froide" (jargon).
Des complications peuvent s'observer en rapport avec la chirurgie de remplacement de la hanche par prothèse: voir Complications en rapport avec la chirurgie de prothèse de hanche.
Sauf cas très particulier, le Dr. Surugue ne vous propose le recours à la prothèse de hanche que comme une option parmi d'autres à envisager.
La décision d'être opéré(e) est certes une décision très personnelle et seul(e), vous même, bien informée, pouvez prendre cette décision.
Naturellement, confiné(e) par vos hanches au fauteuil roulant et douloureux(se) en permanence, la décision peut vous paraître en principe aisée à prendre, même si arrivé(e) à ce stade de sédentarisation, l'opération - comme toute opération, mais là un peu plus - comporte une certaine prise de risque, de la part du Dr Surugue: il aurait préféré vous opérer un peu plus tôt, un peu moins lourd(e), un peu moins démusclé(e), un peu moins déprimé(e) surtout.
Si votre handicap est assez marqué, les bénéfices potentiels justifient donc parfaitement le risque, risque qui, à un moment opportun, devient (bien) inférieur à celui d'une sédentarisation forcée. Si votre rhumatisme répond au traitement non chirurgical, et que vous êtes en mesure de marcher un bon "périmètre" sans canne, vous n'avez nullement besoin de prothèse de hanche.
Voici certaines données destinées à vous aider à prendre la bonne décision en temps opportun:
- Une fois atteint(e) de rhumatisme de la hanche confirmé, il y a très peu de chances d'amélioration spontanée ou par médecine alternative ou ostéopathie. Les chances de simple stabilisation ne se conçoivent qu'au prix d'une réduction de vos activités physiques L'aggravation, certes lente, est la règle: plus rapide en cas de hanche sur terrain "vasculaire", plus longtemps tolérée en cas d'anomalie très ancienne. Aucun type d'exercices physiques, de régime, de vitamines, de médecine alternative, ostéopathie ou d'oligo-éléments minéraux (calcium inclus) n'est susceptible à l'échelon individuel d'apporter un changement vraiment positif, même à moyen terme. Le port de gri-gris ou de bracelets de cuivre et l'ostéopathie seront également sans influence notable sur ce cours habituellement très lent du rhumatisme !
- La cadence de la détérioration est variable - dans une large mesure - d'une personne à une autre. La douleur peut devenir en 6 mois intolérable chez une première personne dont l'interligne articulaire initialement conservé, disparaît en quelques mois, voire semaines, tandis qu'elle aura pu être supportée, pendant plusieurs années, chez une autre personne dont un certain degré d'usure articulaire aura été longtemps présent, sur les radios.
- Si votre seuil de perception de la douleur est très élevé ou si vous êtres très stoïque, vous n'aurez sans doute jamais besoin de prothèse de hanche, quelquesoit le degré d'usure de votre hanche: attention cependant au risque de chute par instabilité et de fracture du col du fémur, même si vous avez conservé toute votre lucidité et vos réflexes au-delà de 87 ans: dans la série du Dr Surugue, un nombre de cas non négligeable de grands nonagénaires en très bonne santé par ailleurs a dû être opéré de hanche, par prothèse totale, en urgence ou secondairement après prothèse fémorale simple, clou-plaque ou clous de Enders.
- Vous pouvez être enclin à attendre dans l'espoir que la technique de la prothèse de hanche va encore progresser dans l'avenir. Il faut savoir que la cadence des progrès dans ce secteur s'est stabilisée ou fortement ralentie depuis 20 ans. Il faut cependant évoquer cette possibilité, si vous êtes très actif ou si vous demandez beaucoup à votre hanche et surtout si votre rhumatisme est discret et que vous pouvez vous en accommoder sans trop de difficultés au quotidien.
- Plus de 96% des sujets - très sélectionnés (sauf les reprises déscellées ou instables de seconde main) - que le Dr Surugue a opérés de prothèse de hanche, c'est à dire une très grande majorité, n'a présenté à ce jour aucune complication majeure, comme dans la plupart des autres séries d'ailleurs.
- Les arguments contre la prolongation excessive d'une attente, en liste d'attente officielle ou non, seraient les suivants:
- Plus longtemps le rhumatisme vous aura sédentarisé(e) ou condamné(e) à la “station assise,” plus faibles seront vos muscles (myocarde inclus), et plus rare et molle, la trame de vos os, sans parler d'une hypertension artérielle, d'un diabète ou d'une tendance dépressive, moins maîtrisables en raison de la sédentarité prolongée.
- L'association avec un rhumatisme sévère du dos ou du genou doit en principe hâter l'indication de la prothèse totale de hanche, à moins que par son instabilité majeure, le genou soit déjà une cause importante de chute.
- Si handicap et douleur sont rebelles au traitement non chirurgical, et si vous admettez que vous vous dirigez tôt ou tard vers une solution chirurgicale, vous arriverez rapidement à la conclusion qu'il y a encore plus de risques à tergiverser: complications du traitement médical, incluses, retentissement définitif sur le dos, les genoux, etc. Pourquoi alors reculer encore d'une année ou deux, alors que vous pourriez pendant tout ce temps, profiter de l'existence sans douleurs: enfin, prendre une décision chirurgicale, en temps opportun, permettrait au Dr Surugue de vous proposer, près de 3 fois sur 4, une alternative à la prothèse de hanche: l'ostéotomie intertrochantérienne, après laquelle aucune restriction majeure d'activité physique n'est vraiment imposée et après laquelle la possibilité de se prosterner sans luxation - geste important dans certaines cultures - est longtemps voire définitivement préservée.
- Le risque enfin, nous l'avons vu, de chutes et de fracture du col du fémur à partir d'un âge certain: à cet âge, il y a malheureusement volontiers consensus pour ne pas restaurer par prothèse totale de hanche, des hanches qui en sont devenus avec le temps, pourtant une indication majeure, et très efficace, si l'on ne tient pas compte uniquement de l'état civil et d'une stupide "maîtrise des dépenses de santé".
- Si vous avez des doutes en ce qui concerne la nécessité ou non de vous faire mettre une prothèse au(x) hanche(s), n'hésitez pas a solliciter un deuxième avis auprès d'un chirurgien expérimenté, et donc susceptible de vous fournir toutes les explications nécessaires et en tout état de cause, de vous rassurer.
- Il est aussi important de parler de votre problème de hanche à votre médecin de famille ou à votre rhumatologue et enfin (et surtout) avec d'autres sujets qui bénéficient déjà depuis des années (au minimum) d'une ou deux prothèses de hanche(s).
- La donnée essentielle à retenir est que vous ne devriez jamais devenir handicapé(e) à cause de votre rhumatisme de la hanche: en effet, depuis près de 40 ans, en 2004, le Dr Surugue peut vous assurer que la mise à notre disposition d'un modèle enfin rationnel de prothèse de hanche a radicalement changé la vie des gens, en particulier de ceux qu'il suit de longue date, pour les avoir opéré avec une technique opératoire bien classique désormais, depuis 1963.
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