C'est en 1962 que Sir John Charnley, pionnier de la restauration de la hanche, conçoit la version moderne de la prothèse totale au niveau de la hanche.
Les travaux de ce chirurgien orthopédique dans un petit hôpital de province en Angleterre ont abouti à l'un des acquis majeur de la chirurgie du siècle dernier avec deux caractéristiques tout à fait nouvelles de cette prothèse totale de hanche dite modèle de Charnley:
Les parties abîmées de la hanche rhumatisante sont complètement restaurées par des surfaces synthétiques, le plus souvent jusqu'à une date assez récente, essentiellement de métal et plastique.
La prothèse totale de hanche est posée en France dès le milieu de la décennie 60. Depuis, des centaines de milliers de hanches ont été ainsi "prothésées" en France.
| L' opération est devenue tout à fait courante et son taux de succès entre mains réfléchies est de l'ordre de 96%. |
Au nombre des premiers grands chirurgiens français à faire progresser cette opération dans son service à Paris, il faut citer notre Maître Jean Cauchoix.
Il a supervisé au cours de la décennie 70, un programme de prothèse totale de hanche, tandis qu'il était Professeur de chirurgie orthopédique et patron du service de chirurgie du rachis à l'Hôpital Beaujon à Paris.
Déjà fortement initié à la chirurgie de la hanche, depuis 1970, et en particulier en 1975, par un élève inconditionnel de Sir John Charnley, pionnier de la restauration de la hanche, le Dr Surugue a peaufiné ses connaissances universitaires en chirurgie de la hanche et du genou - sans parler de la chirurgie du rachis - dans son service de 1976 à 1980.
S'il est théoriquement possible d'opérer les deux hanches pour y mettre en place une prothèse totale à droite et à gauche, le Dr Surugue s'inscrit en faux contre cette pratique, à son avis dangereuse, au plan vital: risque d'embolie graisseuse, per-opératoire et surtout risque de thrombose ilio-cave inférieure, et son risque propre embolique majeur au moindre incident post-opératoire imposant une immobilisation, complète, même brève. Si les deux hanches sont à prothéser, le Dr Surugue conseille de (1) restaurer la hanche la plus douloureuse en premier, sans (2) négliger le moins du monde l'impératif de mobilisation avec appui effectif sans retard, et après un délai moyen de 12 semaines, voire plus, (3) proposer d'opérer le deuxième côté.