Le Dr Surugue publie:

Rhumatisme(s) de l'articulation de la hanche et/ou rhumatismes de l'articulation du genou et/ou du dos
Les "Reprises"



CHIRURGIE DE REPRISE DE PROTHESE DU GENOU

Une prothèse de genou peut tenir 10 à 15 ans, mais parfois aussi, aller mal, plus tôt. Les pièces peuvent se désceller ou se briser ou encore s’user. Ces pièces déscellées ou usées peuvent imposer leur remplacement par d’autres (chirurgie de “reprise”).

Cette chirurgie de “reprise” est (beaucoup) plus compliquée en général et infiniment plus subtile sur le plan technique que la chirurgie de première intention.

Il n'en résulte pas pour autant que la durée d'hospitalisation et même la convalescence soient nécessairement plus longue dans tous les cas: tout dépend de l'indication et du candidat ou de la candidate à la reprise. Le retentissement de l'opération dépend non pas tant des difficultés rencontrées pour ôter l'ancienne prothèse, que de la qualité et de la quantité de l'os qui reste, une fois la prothèse ôtée. L'opération de reprise peut imposer - dans des cas extrêmes, les moins fréquents - e recours à des allogreffes de banque. Une prothèse taillée sur mesure est parfois indiquée: prothèse fabriquée spécialement pour tel ou telle candidat(e) à une reprise. Les sujets qui ont subi une opération de reprise se voient conseillés - fait exceptionnel dans l'expérience des suites opératoires du Dr Surugue - de poursuivre une aide à la marche permanente (telle qu'une canne anglaise) afin de protéger la prothèse. C'est tout particulièrement le cas de sujets de moins de 70 ans, très actifs, gros ou qui présentent encore d'autres facteurs de sollicitation excessive de l'implant.

Ces opérations compliquées, que sont parfois les reprises, comportent, alors, sauf exception, infiniment plus de risques que la chirurgie de prothèse du genou de première intention. Tous les risques présents lors d'une prothèse de première intention sont présents, mais leur incidence est dans ces cas franchement majorée. Ces " reprises " font - pour certaines - partie des opérations les plus difficiles de la chirurgie orthopédique. Les chirurgiens de niveau universitaire de la génération du Dr Surugue, ont eu à pratiquer très jeunes, un grand nombre de ces "reprises" de prothèses de genou (ex. prothèses G.U.E.P.A.R., Herbert, bi-uni Cartier, Motta-Callea, IB1 très mal posées, etc.). Datant de la période pionnière lors de son Clinicat chez Jean Cauchoix, il ne reste que peu de choses des indications de prothèses (massives) à charnière ou à l'inverse, "modulaires", bi-uni, type Marmor (Cartier), Performance "conservant le LCP" ou succédanées, etc. Postéro-stabilisée, IB2 et CCK sont, en 2001, très efficaces et en règle adaptées, en indications de reprise.

On ne peut annoncer au futur réopéré que son membre inférieur sera plus long ou plus court après la reprise: le but est de redonner la longueur intitiale normale avant le tout début du rhumatisme du genou et les autres opérations éventuelles qui ont suivi. On ne peut non plus annoncer au futur réopéré que l'alignement de son membre inférieur ne sera pas tout à fait normal. Il se peut par contre que l'amplitude articulaire du genou soit diminuée par rapport à ce qu'elle aurait pu être après une opération de première intention pour prothèse de genou.

  De telles opérations qui demandent une excellente formation technique ne doivent être confiées qu'à des équipes, non pas tant rompues à la chirurgie de prothèse de première intention, mais bien à des équipes familiarisées avec la chirurgie de reprise en général et là aussi une formation en chirurgie vasculaire (J. Natali, E. Kieffer) et en bactériologie clinique (R. Worms, R. Bastin) n'est pas inutile.


Table des matières Illustrations Jargon Index

Dernière Edition de la Présente Page "reprise_pg.html", le 07/11/2004 à 15:55:32
Rhumatisme(s) de l'articulation de la hanche et/ou rhumatismes de l'articulation du genou et/ou du dos
Les "Reprises"
Tous droits réservés © 2004 Pierre Surugue, chirurgien.

Dokté a zo ka swagné'w, mé i pa Bondyé