Une prothèse de hanche “cimentée”
- peut "tenir" 10 à 15 ans,
- mais parfois aussi aller mal plus tôt.
Les pièces peuvent se désceller ou se briser ou encore s’user.
Chez certain(e)s opéré(e)s de prothèse sans “ciment”, le lien entre prothèse et os peut ne pas s’établir correctement.
Le déscellement des pièces et/ou leur usure peuvent imposer leur remplacement par d’autres: c'est la chirurgie de “reprise”.
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Cette chirurgie de “reprise” est volontiers
- beaucoup plus compliquée en général
- et beaucoup plus difficile sur le plan technique que la chirurgie de première intention
et tout est mis en oeuvre
- au moment de l'indication,
- et de la pose de la prothèse de première intention
pour prévenir une "reprise" ou la différer au maximum..
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La durée de l'opération et les pertes de sang sont, en moyenne, plus importantes.
La durée de l'hospitalisation est en moyenne, aussi plus importante.
Toutefois, certaines "reprises" sont relativement simples.
Tout dépend des difficultés rencontrées pour ôter la prothèse, et de la qualité et de la quantité d'os présent, une fois l'ancienne prothèse retirée.
Une trochantérotomie et/ou une fenêtre osseuse étendue peuvent être nécessaires pour ôter l'ancienne prothèse.
Le recours à des cerclages peut être indiqué pour contenir des fragments osseux en place jusqu'à consolidation.
Une greffe d'os à partir du bassin et/ou d'une banque d'os peuvent être indiquées en cas de perte(s) de substance osseuse à combler.
Par l'os de banque, des infections peuvent être transmises tout comme par la transfusion sanguine (voir MALADIES TRANSMISSIBLES PAR LA TRANSFUSION SANGUINE ).
Une prothèse sur mesure est parfois indiquée : prothèse fabriquée spécialement pour un(e) candidat(e) particulier(e).
- Dans tous les cas, un équipement et une réserve d'implants, parfaitement (ré)inventoriés au plus tard 48 heures avant l'opération sont indispensables.
- Il est possible qu'après l'opération soit constatée une différence de longueur (en plus en règle) du côté opéré.
- L'équipe chirurgicale et anesthésique doit faire preuve d'une extrême douceur, afin de prévenir la fracture du fémur, voire du cotyle, os très exposés au cours de ces " reprises ", fracture imposant alors des gestes supplémentaires, plutôt " lourds ".
- La mobilité - amplitude des mouvements de la hanche - peut être moins bonne qu'après prothèse de première intention, mais ce n'est certainement pas une règle intangible.
- Le risque de luxation reste volontiers élevé jusqu'à 12 semaines après chirurgie de "reprise" de hanche.
- Des mesures sont donc à prendre au moins tout au long de cette période, mais ce n'est certainement pas une règle intangible.
- Après "reprise", les opéré(e)s se voient volontiers conseiller, par certains chirurgiens, l'usage d'une canne en permanence de manière à ménager la nouvelle hanche artificielle et de prévenir un nouveau déscellement, mais ce n'est certainement pas une règle intangible.
- Ces opérations compliquées comportent, sauf exception, infiniment plus de risques que la chirurgie de prothèse de hanche de première intention.
- Tous les risques présents lors d'une prothèse de première intention sont présents, mais leur incidence est franchement majorée.
- Ces " reprises " font parties des opérations les plus difficiles de la chirurgie orthopédique.
- Les chirurgiens de niveau universitaire de la génération du Dr Surugue, ont eu à pratiquer très jeunes, un grand nombre de ces "reprises" de prothèses de hanche: ex. prothèses de McKee-Farrar, Moore, Judet, Lord, etc.
- Le Dr Surugue a publié en 1981, lors de son Clinicat chez Jean Cauchoix, le premier cas européen d'embolisation pour hémorragie incoercible chez une opérée de seconde main, venant de l'hôpital Cochin.
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