Le Dr Surugue publie:

Rhumatisme(s) de l'articulation de la hanche et/ou rhumatismes de l'articulation du genou et/ou du dos
Les "Reprises"



CE A QUOI, IL FAUT VOUS ATTENDRE A LA SORTIE DE LA SALLE D'OPERATION

Vous reprenez vos esprits dans la salle dite "de réveil." Vous vous sentez entouré(e) et habituellement surpris(e) de ne pas trop avoir mal. Les visites ne sont pas autorisées en salle dite de réveil. Elles seront possibles, quoique limitées et dans le calme, dès votre retour dans votre chambre. Le Dr Surugue fait de son mieux, pour que votre séjour en salle de réveil ne soit pas long: les brancards y sont durs. Exceptionnel(le)s sont les opéré(e)s qui ont besoin de soins intensifs pendant les 24 premières heures avant de retourner à l'étage de la chirurgie de prothèse articulaire. Dans ce cas, cela ne signifie pas que leur état est critique, mais simplement que le Dr. Surugue impose un suivi plus intensif en raison d'antécédents médicaux majorant le risque opératoire.

AUTRES MEDICAMENTS

Nous ne prescrivons que le strict minimum en cas de nausée, constipation, et insomnie: une certaine prudence avec les opiacés, une bonne compensation des pertes et un recours précoce à l'héparine valent mieux que des somnifères sans discernement, voire "sauvages". En cas de fièvre, pics fébriles erratiques, signant volontiers l'anémie en cas de prothèse articulaire, une courbe thermique est instituée, notant d'éventuels frissons, SANS recours à des anti-pyrétiques, dont les AINS.

Tout(e) opéré(e) - pour peu que sa température soit correctement prise - a une courbe thermique à 38 degrés, voire 38,5 degrés au cours des premiers jours après prothèse de genou. Cela est habituel et “normal”. Au-delà de 39 degrés, et d'autant que le syndrome infectieux peut être masqué par une antibiothérapie - à tort prolongée - il faut légitimement s'inquiéter et demander les résultats de la culture du drain aspiratif, si on en utilise encore.

La prescription de régulateurs du transit, comme toute autre prescription n'est pas systématique: rôle des contre-visites. Nombre d'opéré(e)s prenant ou non - tardivement - du fer sont constipé(e)s (compensation des pertes, péridurale, opiacés) et peuvent avoir besoin d'un petit traitement au deuxième, troisième jour. Tous les opérés ont reçu des antibiotiques à titre "préventif" (voir Complications de la chirurgie des prothèses de genou) en commençant une heure avant l'incision, en visant un spectre précis et pour une durée, au plus, de 24 heures.

Il vous faut réclamer les cachets pour dormir, les cachets ou les piqûres pour la douleur: les infirmièr(e)s ne vont pas nécessairement vous en proposer de principe. Ne vous privez pas de réclamer des antalgiques, si vous souffrez. Le Dr. Surugue ne souhaite pas que la fatigue, conséquence de la douleur des 24-48 premières heures retarde votre mobilisation active effective. Il n'y a aucune crainte de devenir un ou une "drogué(e)" dans ce contexte de douleur physique post-opératoire.

Afin de prévenir la formation de caillots sanguins dans vos veines (Voir Complications de la chirurgie restauratrice du genou ), le Dr Surugue prescrit à la carte à la plupart des opéré(e)s une héparine à bas poids moléculaire (enoxaparine). Il n'a pas recours à une antivitamine K (Sintrom*), dont les inconvénients observés par lui depuis plus de 30 ans ne sont plus à démontrer à personne en 2001. La prescription d'une posologie utile de l'antivitamine K  imposerait une prise de sang quotidienne. La dernière fois qu'une antivitamine K a été prescrite par le Dr Surugue, alors Chef de Clinique en Orthopédie, c'était dans un cas de "syndrome du caillot blanc", provoqué par la Calciparine... Si le sang devient trop “fluide” des complications hémorragiques graves peuvent s'observer: l'inertie de l'enoxaparine et les contre-visites surtout permettent d'éviter ces complications encore surtout observées avec les antivitamines K . Si vous avez néanmoins réussi à former des caillots périphériques, vous ne serez pas pour autant ni astreint(e) à la pompe à héparine intra-veineuse vous fixant au lit classiquement 3 jours, ni privé(e) de lever, au contraire..

Tant que vous serez dans mon service, ce n'est pas votre rôle de nous signaler si votre mollet est tendu, ou si vous avez un point de côté, vous sentez essoufflé, avez simplement mal dormi ou un pouls un peu rapide (Mahler): ce sont des signes de caillots de la petite circulation, bien familiers de toute notre équipe... 
(Re)vivent les contre-visites et gare aux prescriptions de sédatifs, psychotropes et somnifères "sauvages" !

N'utilisant pas les antivitamines K, le Dr Surugue peut être amené à poursuivre après votre sortie, la prescription de piqûres d'enoxaparine pendant une à deux semaines, et si besoin plus, après la sortie de la clinique. Vous sera remis alors la prescription d'enoxaparine et de soins infirmiers correspondants: les piqûres ne se font en aucun cas ni sur le devant du ventre, ni sur le devant de la cuisse, mais bien dans le flanc: "poignées d'amour".

Plus que la prise de sang pour dosage d'hémoglobine, que certains prescrivent très routinièrement chaque jour, après l'opération, la politique du service est de suivre et compenser parfaitement  les pertes au fur et à mesure ce qui permet de pratiquer un lever précoce vrai, sans risque. Ainsi se trouve bien maîtrisée et suivie cliniquement pas à pas, l'évolution de votre masse sanguine au cours des premiers jours. Quant aux prescriptions de fer et à la transfusion, très conservateurs en la matière, nous nous efforçons de les limiter ainsi à la période pré-opératoire pour la première (coloration gènante des selles et constipation) et à la période péri-opératoire, au bloc pour la seconde.

DRAIN

Les drains aspiratifs (ou mieux LE drain aspiratif dit de "Redon"):  placée habituellement en sous-aponévrotique dans la plaie opératoire, il aurait pour intérêt de "récolter" tout saignement qui s'y collecterait après l'opération. Il aurait surtout intérêt de permettre après filtration de vous retourner dans les veines par perfusion le sang récolté stérilement dans le flacon sous vide. Ce serait la technique dite "re-infusion". Le drain est ôté au plus tard 24 heures après l'opération et est à cette date dans notre expérience en règle encore stérile. Ôter un "Redon" ne doit en aucun faire souffrir.

Après l'opération, nombre d'opéré(e)s ont quelques difficultés à uriner, il arrive qu'un sondage urinaire aller-retour soit nécessaire le soir de l'opération en contre-visite. Le diagnostic de rétention aigue d'urines (agitation)  n'est pas toujours porté rapidement par un personnel infirmier parfois jeune en dépit du contexte. Pour cette raison, le personnel infirmier plus "expérimenté" fait volontiers pression sur le chirurgien plus ou moins jeune pour qu'il pose une  sonde urinaire (chez la plupart des opéré(e)s "profitant" de l' anesthésie). La routine est alors d'ôter le sonde avant la 48 ème heure: ôter une telle sonde ne doit également en aucun cas faire souffrir. dans la mesure du possible, sauf ré-intervention longue et hémorragique, la sonde urinaire de principe nous paraît une mauvaise pratique: l'infection urinaire sur sonde, notamment chez l'homme, est une source très préoccupante de bactériémies surtout chez un porteur récent de prothèse.

PANSEMENT

La plaie opératoire siège à la face antérieure du genou et mesure, sauf obésité importante, environ 20 centimètres de long. Lors de l'ablation du drain à la 24 ème heure au plus tard, le pansement n'est pas changé et doit rester occlusif à 100% jusqu'au 5 ème jour. Il ne sera changé qu'au 5 ème jour et en règle à cette date, la plaie peut et doit rester à l'air. La pratique de refaire pour un oui ou pour un non un pansement avant le 5 ème jour, au lit, est une source réelle de complications en dehors de la salle de pansement.

MOBILISATION

Le chirurgien a pris l'habitude de longue date de lever ses opéré(e)s lui même, opéré(e)s assis au bord du lui, le soir de l'opération ou le lendemain matin et debout au plus tard à la 48 ème heure. C'est jusqu'à nouvel ordre, le chirurgien et lui seul, qui vous encourage à prendre appui complet, le plus rapidement possible et sans risque sur votre membre opéré.

Dès que vous êtes en état d'éveil, faites travailler,  ainsi que vous l'a sans doute déjà expliqué en consultation, le Dr Surugue, vos muscles "Jambiers Antérieurs" et "Triceps", remontant et pointant à fond le pied et orteils, toutes les cinq minutes tout le temps que va durer votre hospitalisation: ceci pour éviter la formation de caillots dans vos veines et même mieux, pour les dissoudre dès leur naissance. De fait, "longtemps" plus efficace que les "anticoagulants": vos muscles produisent une "fibrinolysine", joli nom.

Le Dr Surugue, sauf cas très particuliers, ne vous appliquepas de pompes pneumatiques aux jambes en salle dite "de réveil": ces pompes seraient alors à conserver plusieurs jours, massant vos mollets toutes les 45 secondes. Ces pompes plairaient bien à la majorité des opéré(e)s, qui pourraient aussi se voir munis de bas spéciaux et d'électrodes de stimulation électrique. Ce sont bien vos propres exercices musculaires actifs, volontaires et conscients, qui bien plus que pompes, bas, électrodes, et autre gadgets, contribuent à entraver le développement de caillots dans vos veines et à les faire disparaître rapidement.

Après l'opération (habituellement le deuxième jour), certains chirurgiens placent la jambe opérée sur une machine dite à CPM (Continuous Passive Motion) outil destiné à faire prendre de l'exercice à votre genou. La machine n'est pas particulièrement confortable et à mon avis ne vous aiderait pas à récupérer la mobilité de votre genou opéré. Naturellement, l'outil paraît sophistiqué: réglage de l'amplitude articulaire de manière croissante. De plus, cette technique d'augmenter l'amplitude peut aussi le cas échéant vous être expliquée: augmenter le plus possible, même si cela vous fait mal. Demander alors des antalgiques pour pouvoir progresser. Un kinésithérapeute pourrait aussi vous rendre visite et mobiliser votre genou, hors machine. Vous pourriez même vous voir proposer de programmer la machine au moins 8 heures par jour ("protocole" !). L'objectif que chaque chirurgien a en tête est de vous voir quitter la clinique avec une bonne maîtrise des muscles du genou et une flexion d'au moins 90 degrés sans flessum... Le Dr Surugue est loin d'être convaincu - en matière de prothèse de genou - que le recours à une machine CPM ou à la kinésithérapie du genou aient ici le moindre intérêt, sauf cas particuliers. L'anamnèse de reprises d'opéré(e)s de seconde main le conforte chaque jour plus avant dans cette conviction.

Naturellement, la majorité des opéré(e)s, dès le lendemain de l'opération ne sont plus entravés ni par les perfusions, ni par le drain et mangent tout à fait bien, sauf inflation opiacée: mode récente et incontrôlée dans certains services au personnel intérimaire trop jeune et hypnotisé par la "technologie" des coûteuses pompes électriques (qui fixent les opéré(e)s à leur lit).

Le Dr Surugue vous encourage à retourner à la maison, dès qu'il juge votre état général satisfaisant et que vous vous montrez tout à fait capable de vous mettre lit et surtout de sortir du lit, seul(e) et d'aller seul(e) à la salle de bains. Certains opéré(e)s - hommes, mais même aussi femmes - atteignent cet objectif au 5 ème jour, la majorité au 10 -12 ème jour. Seul compte aux yeux du Dr Surugue, le résultat final.

DEAMBULATEUR

Au cours de votre séjour à la clinique, ce n'est ni une assistante sociale, ni un kinésithérapeute qui vous aide à choisir l'équipement dont vous aurez besoin à la maison. Le Secrétariat du Dr Surugue, commande en temps opportun, un déambulateur de préférence aux cannes anglaises ou aux béquilles. Une telle mesure, imité aujourd'hui dans nombre d'autres services, a de longue date convaincu le Dr Surugue de son efficacité à vous aider à marcher le plus souvent possible et le plus efficacement possible (muscles, veines) au cours des 21-25 premiers jours, après l'opération. Certes les béquilles semblent de maniement plus aisé, mais source importante d'atrophie musculaire (Diaphragme, Grand Fessier, Quadriceps, Jambier Antérieur, etc.), les cannes anglaises sont alors aussi source de stase veineuse et de phlébite et sans doute d'algodystrophie. La majorité de nos opéré(e)s, de très longue date, se sentent plus en sécurité avec le déambulateur et sont de fait, dans notre service, en règle, en appui vrai complet et efficace (bien) plus tôt qu'ailleurs. Un lit tous soins de type hôpital ne vous sera pratiquement jamais prescrit à la maison. De fait, nous déconseillons fortement ce recours irresponsable à l'hospitalisation à domicile en cas de suites simples de prothèses articulaires: suites simples qui sont la règle. Certes, la majorité des organismes payeurs - dont la CMU - couvrent de telles pratiques. Dans certains cas, un  “prolongateur” peut vous être prescrit pour vous aider à vous habiller ou à ramasser des objets à terre. Un surélévateur de siège de cabinet ne vous sera pour ainsi dire jamais prescrit dans le but de vous éviter une station assise trop basse: un tel gadget - s'il peut réellement aider à long terme un sujet qui présente une arthrodèse ou une articulation raide n'a donc pas d'indication dans les suites de nos prothèses articulaires de hanche ou genou. Par contre, nous avons opéré des deux genoux des personnes quasiment grabataires à cause de leurs genoux et  vivant dans des maisons à étages, il leur a fallu conserver leur lit au rez-de-chaussée 18 mois avant de pouvoir réintégrer une chambre à l'étage qu'elles avaient abandonnée depuis des années. Thermomètre et tabouret de douche sont nécessaires.

CONVALESCENCE

Il y a peu de chances que vous soyez transféré(e) en service de convalescence pour quelques jours de plus de "rééducation". Les sujets, qui vivent seuls à la maison, sans aide aucune, sont souvent invités à aller en convalescence en "maison de repos". Si l'indication de la prothèse est légitime, c'est à dire chez une personne déjà très gênée (et vivant pourtant seule...), l'amélioration fonctionnelle est telle que bien souvent une aide ménagère de 3 à 6 semaines est largement préférable. La CMU couvre ces départs en service de convalescence, bien sûr. Au cas où il serait indiqué que vosu alliez en établissement dit de moyen séjour ("rééducation"); il serait souhaitable que votre chirurgien puisse vous y suivre régulièrement, comme il a appris à le faire à l'Ecole de son Maître, le Pr Jean Cauchoix (Services de convalescence de Beaurouvre, Dr Birenbaum et de Chaumont-en-Vexin, Dr Péninou). Le Dr Surugue contrôlerait dans ce cas vos progrès, au moins une fois par semaine, et plus, en cas de complication, même mineure. 

Note importante, le risque de thrombose veineuse semble majoré de manière franche et indiscutable suite à une mode déjà ancienne aux USA etrécente en France de transfert en moyen séjour dès le 5 ème jour de l'opération. Certes, l'hospitalisation en chirurgie verrait* son coût ainsi réduit, mais un pourcentage très élevé d'opéré(e)s se voit secondairement transféré en cardiologie** pour phlébite...

* prix de journée 500 F en chirurgie (PLUS chirurgien)..., 600 F en "rééducation"(MOINS chirurgien)...

** CHU plus de 3000 F par jour...>

Il va de soi que le Dr Surugue, formé certes aussi en chirurgie vasculaire, mais surtout brillant en calcul mental tout  jeune ne cautionne en aucune manière une telle maîtrise "comptable" de la santé de ses opéré(e)s en France, tant qu'il reste des cliniques où l'on peut exercer en sécurité. 


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